• Exposition
  • Ecrit par Guillaume Captier

Anselm Kiefer : une chanson douce...

Il est à présent prouvé qu’une sensibilisation prénatale du fœtus à la musique stimule son développement cérébral et sa mémoire durable dès le cinquième mois de grossesse.

Mais quelle berceuse entendait-on en 1944/1945 ?

On comprend mieux dès lors qu’Anselm Kiefer enfant né en mars 1945, vraisemblablement conçu en juin/juillet 1944, soit hanté par la destruction, lui dont toute l’œuvre reflète une musique plus proche de Wagner que de Mozart faite de bruit et de fureur à l’heure des bombardements alliés sur l’Allemagne qui sonnèrent le glas de la seconde guerre mondiale.

De mars 1944 à avril 1945, Dresde, Berlin, Hambourg sont bombardés sans relâche. A Berlin 16 km2 ne sont plus qu’un amas de ruine. Pour chaque habitant de la ville, on comptait près de 30 mètres cubes de gravats.

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Dresde (1952)

Si le bébé à naître pouvait craindre le pire, le regard de l’enfant qu’il deviendra, déambulant dans un univers de ruine et de désolation, lui confirmera la folie des hommes imprégnant sa chair si profondément que son œuvre ne pourra jamais s’en détacher.

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Lilith (1997) Émulsion, gomme laque, acrylique, plomb, cheveux et cendre sur toile (2 parties) - 330x560 cm

Klein avait son bleu, Kiefer a sa matière, un matériau organique où la chair s’imprègne à la pierre, le gris au carné et la poussière au plomb. Pas d’espoir chez Kiefer, le temps s’est arrêté, figé, l’avenir n’est pas une option, juste la désolation.

« Pour se connaître soi, il faut connaître son peuple, son histoire... j’ai donc plongé dans l’Histoire, réveillé la mémoire, non pour changer la politique, mais pour me changer moi, et puisé dans les mythes pour exprimer mon émotion. C’était une réalité trop lourde pour être réelle, il fallait passer par le mythe pour la restituer. » Anselm Kiefer

Anselm Kiefer
Centre Georges Pompidou
16 décembre 2015 - 18 avril 2016
de 11h00 à 21h00
Galerie 1, Forum -1

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